Une première
partie intimiste, une seconde plus show rock et un
public qui dit " we love you ".
Tracy
Chapman triomphe au Nikaia
By: Isabelle
BRETTE, Nice Matin, 10 Février 2003
Dans la foulée de Pape and Cheikh, Tracy Chapman
est arrivée hier soir sur la scène du
Nikaia, " pleine d'énergie ". "
Remontée " a-t-elle confié au public
de cinq mille personnes environ, " par la découverte
superbe de Nice, la veille sous le soleil ".
Confidences pour confidences, le public lui a lâché
un " we loye you " en réponse.
Tracy Chapman est
apparue sur scène comme on l'attendait. Silhouette
androgyne avec de vieux jeans à revers et une
chemise sombre, la guitare en bandoulière.
Un peu à
l'image de cette " noire qui ne chante pas comme
une noire mais pas non plus comme une blanche "
même si elle s'inscrit dans la tradition de
song writer américain comme Dylan ou Woodie
Gutrhie.
Un éclairage
étudié avec des couleurs qui varient
d'un morceau à l'autre.
Un décor
on ne peut plus dépouillé, à
l'image de la balance : cinq musiciens, impeccables,
dont trois arborent un chapeau de cow-boy, qui restent
légèrement en retrait sans jamais imposer
le rythme, et mettent en avant la voix de l'artiste,
une voix forte et intimiste.
La première
partie du concert avait d'ailleurs tout du récital
intimiste pendant lequel Tracy Chapman a baladé
son public aux frontières du blues et du country
en mêlant des titres de son dernier album "
In the dark ", " Almost " et "
I am Yours " à d'autres plus anciens,
" Across the lines ", " Say Hallelujah
", " At This point in my life " que
le public attendait. Elle a été saluée
par des applaudissements sages mais sincères.
Avec " Montains'
o things ", le ton a commencé à
changer et la salle à chauffer.
Pour cette deuxième
partie, plus show rock, le public, jusque-là
tranquillement assis sur son siège, s'est levé.
Le fameux "
Talkin' bout a revolution ", le titre qui a consacré
Tracy Chapman, a mis toute la salle debout.
Et l'on a pu regretter
que des jeunes filles, soudain emportées par
ces nouveaux rythmes, aient été priées
de ne pas danser dans les travées.